Alors que Mayotte est depuis des années envahie par des clandestins
comoriens qui ont montré dernièrement qu’ils ne craignaient pas de «
chasser le blanc » au vu et au su des autorités françaises, le
secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer Yves Jego semble réaliser seulement
maintenant la gravité de la situation dans ce territoire français
d’Outre-Mer.
Jeudi soir, en effet, Yves Jégo devait admettre que « la situation de
Mayotte devient extrêmement préoccupante au titre du nombre d’étrangers
en situation irrégulière qu’on ne peut pas renvoyer aux Comores parce
que le gouvernement des Comores refuse de reprendre ses popres
ressortissants ».
Selon le président du Conseil général de Mayotte, Ahmed Attoumani
Douchina (UMP), des Anjouanais arrivent « chaque jour par dizaines à
bord d’embarcations », provoquant l’irritation de la population locale.
Et Ahmed Attoumani Douchina précisait que Mayotte comptait, selon le
recensement de l’INSEE en 2007, entre 220 000 et 240 000 habitants, dont
un tiers d’immigrés clandestins. Une invasion qui s’est encore accélérée
depuis l’interruption de la liaison aérienne avec les Comores.
« On ne peux pas imaginer que Mayotte soit victime plus longtemps de
cette attitude qui n’est pas acceptable de l’Union des Comores, a encore
déclaré jeudi Jégo. Avant d’ajouter : « Nous sommes aujourd’hui en
situation de tension extrême. »


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