Colonial a écrit :
> Tu réinventes la colonie... et le protectorat.
Ben oui, un peu. Mais je suis persuadé que si la transition entre ces
régimes et l'indépendance, en passant par l'autonomie, s'était passée de
manière plus réfléchie, moins précipitée, nous n'en serions pas là.
> Je ne suis pas contre, mais
> tu oublies que l' Ecole Coloniale, devenue plus tard Ecole Nationale de
la
> France d'Outre-Mer a fermé ses ****tes il y a maintenant bien longtemps.
C'est pour cela qu'il faut changer le modèle.
>> Ce n'est que grâce à une politique volontariste qu'on évitera
>> l'explosion.
> Sans doute, mais laquelle?
Dans un premier temps, il faut informer nos partenaires de l'Union
Européenne (les électeurs, pas les élus) que, au travers du passage du
"Franc CFA" à l'euro, ils sup****tent à bout de bras l'économie des pays
d'Afrique francophone. Si on ajoute le Commonwealth et ses règles
préférentielles que le Royaume-Uni a plus ou moins réussi à faire avaler
à l'UE, l'Europe entière dépense beaucoup d'argent pour l'Afrique. En
outre, elle subit de plein fouet les conséquences de l'incurie et de la
corruption des dirigeants africains.
Je préconise donc que le tutorat de ces pays ne soit plus assuré par la
France, mais chaque pays à accompagner se verrait désigner un tuteur
(qui la Suède, qui les Pays-Bas, qui l'Allemagne...) chargé de l'amener
vers la saine gestion. Lorsqu'un pays se verra capable de retenir
l'ensemble de ses ressortissants (tant par l'accroissement de sa
prospérité que par la diminution de sa démographie), il se verra proposé
de sortir de ce tutorat.
Evidemment, les belles-âmes vont pousser des cris d'orfraie: pour les
associer, nous pourrons en envoyer de plein bataillon faire des audits
sur place. Bien sûr, cela coûtera un peu au contribuable européen, mais
elles auront à coeur de prouver leur belle-âmerie en vivant comme la
population locale de manioc et de bière frelatée (adieu le camembert et
le Côte du Rhône). Gageons que grâce à ce régime nous les entendrons
moins glapir.
--
G2N
Ce n'est pas le puits qui est trop profond;
Mais c'est la corde qui est trop courte.
(Proverbe Chinois)


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