Goret Neuneu <apasdespamproviste@[EMAIL PROTECTED]
> wrote:
> Colonial a écrit :
>
> > Tu réinventes la colonie... et le protectorat.
>
> Ben oui, un peu. Mais je suis persuadé que si la transition entre ces
> régimes et l'indépendance, en passant par l'autonomie, s'était passée
> de manière plus réfléchie, moins précipitée, nous n'en serions pas là.
>
> > Je ne suis pas contre, mais
> > tu oublies que l' Ecole Coloniale, devenue plus tard Ecole
> > Nationale de la France d'Outre-Mer a fermé ses ****tes il y a
> > maintenant bien longtemps.
>
> C'est pour cela qu'il faut changer le modèle.
>
> > > Ce n'est que grâce à une politique volontariste qu'on évitera
> > > l'explosion.
>
> > Sans doute, mais laquelle?
>
> Dans un premier temps, il faut informer nos partenaires de l'Union
> Européenne (les électeurs, pas les élus) que, au travers du passage du
> "Franc CFA" à l'euro, ils sup****tent à bout de bras l'économie des
> pays d'Afrique francophone. Si on ajoute le Commonwealth et ses règles
> préférentielles que le Royaume-Uni a plus ou moins réussi à faire
> avaler à l'UE, l'Europe entière dépense beaucoup d'argent pour
> l'Afrique. En outre, elle subit de plein fouet les conséquences de
> l'incurie et de la corruption des dirigeants africains.
Avis conforme. La brutale dévaluation de 1992 (ou 94 ?) n'a pas suffi et
il
est indispensable de décrocher totalement le franc CFA. Il l'est
partiellement, puisqu'aucune banque métropolitaine n'accepte de changer
des
CFA contre des euros.
>
> Je préconise donc que le tutorat de ces pays ne soit plus assuré par
> la France, mais chaque pays à accompagner se verrait désigner un
> tuteur (qui la Suède, qui les Pays-Bas, qui l'Allemagne...) chargé de
> l'amener vers la saine gestion. Lorsqu'un pays se verra capable de
> retenir l'ensemble de ses ressortissants (tant par l'accroissement de
> sa prospérité que par la diminution de sa démographie), il se verra
> proposé de sortir de ce tutorat.
>
> Evidemment, les belles-âmes vont pousser des cris d'orfraie: pour les
> associer, nous pourrons en envoyer de plein bataillon faire des audits
> sur place. Bien sûr, cela coûtera un peu au contribuable européen,
> mais elles auront à coeur de prouver leur belle-âmerie en vivant
> comme la population locale de manioc et de bière frelatée (adieu le
> camembert et le Côte du Rhône). Gageons que grâce à ce régime nous
> les entendrons moins glapir.
C'est un plan interessant: je suis volontaire en ce qui concerne sa
supervision. Par contre, je refuse de me passer de Bordeaux ( il sup****te
mieux le voyage que le Côte du Rhone - j'ai du, en 1998, virer un carton
de
Gigondas qui avait un peu trop trainé dans mes cantines) et de camembert .
Il est vrai que je ne fais pas partie des belles âmes !
>
> --
> G2N
> Ce n'est pas le puits qui est trop profond;
> Mais c'est la corde qui est trop courte.
> (Proverbe Chinois)


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