Salu-tutti,
Lorsqu'on parle d'archives,
la France trouve refuge dans le passé,
lorsqu'on parle de repentance,
Paris ne veut plus parler que d'avenir.
Comme si l'on pouvait savourer la figue de Barbarie avec sa pelure ?
En effet Sarko-c danse comme il le desire car en face de lui des
croque-morts au pouvoir en algerie malade.
Rien n'est eternel et tot ou tard la verité jaillira.
La France ou le négoce de l'os
de Mohamed Zaâf, Le Jeune Indépendant, 19 février 2008
Paris s'amuserait de nous. Plutôt que de s'excuser pour le mal commis sur
les Algériens, la France officielle pousse son mépris jusqu'à livrer à
l'Algérie,
45 ans après son indépendance, des archives qui «glorifient le
colonialisme», comme nous le révèle M. Mohamed Chérif Abbès. Glorifier le
colonialisme et ses méfaits est devenu, de nos jours, un fait typiquement
français, les autres puissances coloniales ayant toutes acquiescé à
l'apurement
des comptes. Le ministre des Moudjahidine nous confie aussi qu'en plus du
vin et des dattes, la France coloniale commercialisait les ossements
d'indigènes,
c'est-à-dire les os de nos parents morts. On ne sait pas à quel prix ils
étaient cédés, mais on sait que les autorités coloniales les refilaient
comme matière première aux producteurs de. chaux. Les nazis, la Gestapo,
les
SS ? Des enfants de chour par rap****t aux Aussaress et autres Pélissier
dont
les shoahs ne le cèdent en rien à celle appliquée à nos cousins si l'on
comparaissait les prouesses. Sauf qu'aujourd'hui, dans la France
officielle,
le président français veut associer chaque élève de CM2 à un enfant
victime
de la Shoah. Pas de la shoah dont, par exemple, les monts du Dahra ont été
témoins dans l'ouest du pays, mais de celle qui sait si bien culpabiliser
l'Europe
et l'encourager à satisfaire comme il se doit et promptement les attentes.
Une domination allergique au mauvais oil, à tel point que notre ministre
des
Moudjahidine croula presque sous les tirs à boulet rouge qui accueillirent
ses propos à la veille de la visite de Sarkozy chez nous. M. Mohamed
Chérif
disait une vérité qu'il ne convenait pas de dire. M. Mohamed Chérif Abbès
disait crûment que la décision politique de la France se trouvait
aujourd'hui
sous l'influence sioniste. Cela n'a pas plu et c'est à la limite légitime.
De quoi je me mêle si la Gauloise tire plaisir d'une étreinte polygame ?
Pour sa part, Tlemcen s'est arrangée pour démentir, à l'algérienne, les
prétentieux rêves d'outre-mer sur un prochain limogeage du ministre des
Moudjahidine. Tlemcen, où repose l'une des grandes figures juives, se
suffisait de recevoir en héros, accueil populaire et cavalerie à l'appui,
Mohamed Chérif Abbès, en riposte aux attaques parties de l'entourage de
Sarkozy. Les Algériens auraient-ils mis une sourdine à leur exigence sur
le
pardon qui leur est dû ? A Tlemcen, Mohamed Chérif Abbès dit que non
seulement l'Algérie continuera à demander à la France de reconnaître ses
crimes en Algérie, mais qu'elle réclamera aussi les archives sur les
génocides, la torture, la destruction des biens et de la mémoire, les
organisations terroristes, les essais nucléaires, les champs de mines,
etc.
Les archives qu'on nous a refilées n'ont pas de valeur réelle, et mis à
part
magnifier la colonisation, elles ne servent à rien, pense Mohamed Chérif
Abbès.
Les archives ont été transférées en France parce que l'Algérie, cinq fois
plus grande que la France, c'était la France, et que les leçons enseignées
parlaient de «nos ancêtres les Gaulois», nous explique-t-on aujourd'hui.
Lorsqu'on parle d'archives, la France trouve refuge dans le passé,
lorsqu'on
parle de repentance, Paris ne veut plus parler que d'avenir. Comme si l'on
pouvait savourer la figue de Barbarie avec sa pelure ?
M. Z.
http://www.algeria-watch.org/fr/article/tribune/archives_france.htm


|