Salu-tutti,
Chakib Khellil, le ministre algérien de l'énergie, a la nationalité
américaine. Très curieusement, il est aussi président de l'OPEP. Autant
dire, pour les deux fonctions qu'il exerce, que c'est la métaphore du loup
dans la bergerie qui vient à l'esprit.
Cet homme, né au Maroc, a très peu connu son pays d'origine et a fait ses
études aux USA. Il y a exercé en qualité d'ingénieur et de manager dans
des
sociétés comme Shell, Philips Petroleum et notamment avec le Bureau
d'Études
Mc Cord à Dallas.
Il a atterri à Sonatrach en 1971 où il est nommé Chef de département
gisements à la Sonatrach, et président de la société Alcore - Joint
Venture
entre la Sonatrach et Coreb, une société américaine. Deux ans plus tard,
il
est bombardé Conseiller technique auprès de la Présidence de la
République.
Il exercera, par la suite, et jusqu'en 1999, diverses fonctions de
conseiller avant d'être mis à la retraite anticipée. Il n'y restera pas
longtemps en inactivité, puisqu'il sera appelé par le Président Bouteflika
au poste de Conseiller à la présidence. Avant d'être propulsé au poste le
plus stratégique et le plus vital du pays. Celui de ministre de l'énergie
et
des mines.
De nombreuses personnalités ont affirmé, de façon catégorique, que cette
nomination a été "souhaitée" par les Américains.
On le comprend d'autant plus, lorsqu'on connaît la pratique des assassins
financiers telle que décrite par John Perkins, que Chakib Khellil a
abandonné une carrière très prometteuse aux USA, pour venir travailler à
Sonatrach, dans un poste où il ne s'éternisera pas. Son parcours fulgurant
laisse penser, en effet, qu'il a bénéficié de l'appui déterminant de ses
compatriotes américains.
Ses efforts, remarqués, pour faire passer une loi sur les hydrocarbures,
qui
n'était rien d'autre qu'un vaste plan de bradage de nos ressources à des
compagnies pétrolières, laisse deviner ce qu'est la mission de cet
assassin
financier.
La création de BRC en 1994, au moment où les carnages des populations
civiles faisait rage, une période propice pour toutes les grosses
opérations
de pillage perpétrées par les généraux janvieristes, est un argument
frappant sur le véritable rôle que cet homme joue dans le régime.
BRC, un joint venture entre Sonatrach et Halliburton, une des sociétés du
très neocon Dick Cheney, a bénéficié de 43 marchés de gré à gré, en
violation flagrante avec le code des marchés publics. Une inspection de
l'IGF,
dilligentée par Ahmed Ouyahia, le chef du gouvernement de l'époque, qui
est
pourtant une créature du DRS, allait révéler un scandale sans précédent
dans
l'histoire du pays. La valeur de ces marchés de gré à gré a été
surestimée,
jusqu'à 700% pour certains, comme les hôpitaux militaires de Constantine
et
d'Oran. Cette incroyable prédation s'élève à plusieurs milliards de
dollars.
Mais le plus choquant est que la BRC, supposée être spécialisée dans les
travaux pétroliers, a fourgué à l'Algérie des mallettes
de transmission et d'écoute militaire qui avaient été "bricolées" par la
CIA
pour espionner l'armée algérienne. Un lampiste tout désigné, le PDG de BRC
fut jeté en prison, et la BRC dissoute sur ordre du président. Une
dissolution en catastrophe, pour empêcher la vérité d'éclater en plein
jour.
Mais ce n'est pas tout.
Il s'est avéré, plus tard, malgré le black out qui pèse sur tout ce qui
concerne la BRC, que celle-ci a fait réaliser, en sous traitance, par une
société canadienne qui n'avait rien à voir avec le génie civil, une base
américaine dans le sud algérien. A l'insu du peuple algérien, et contre la
volonté de certains décideurs militaires algériens. C'est probablement à
la
suite du mécontentement de nombreux officiers de l'armée algérienne, que
la
construction de cette base américaine, qui avait déjà accueilli des
marines
américains, sera interrompue. Ce cas de haute trahison sera étouffé. On
croit savoir que le général de Corps d'armée Mohamed Lamari aurait été
prié
de partir à cause de cette scabreuse affaire. Le fait que Ahmed Ouyahia,
le
chef du gouvernement de l'époque ait demandé une enquête de l'IGF montre
bien qu'un clan du DRS était contre les agissements de BRC et de
l'installation
d'une base américaine dans le Sahara algérien.
Le fait que le Président Bouteflika ait dissous cette société dans la
précipitation, sans véritable audit, et que l'IGF ait été empêchée, malgré
ses attributions et son ordre de mission, de pousser ses investigations
jusqu'à un certain niveau, sont significatifs d'une volonté d'empêcher les
algériens d'accéder à une terrible vérité. Celle de pratiques criminelles
sur le trésor algérien et de haute trahison contre la sûreté de la nation,
dont Chakib Khallil est l'un des suppôts.
L'information que ses fils, Jean Kriss et Paul Ahmed, dont l'un a été
employé par la Sonatrach, avant d'être engagé par la société Poten,
spécialisée dans la commercialisation du GPL, domiciliée à la 3eme Avenue
à
New York, et dont certaines sources disent qu'elle appartient, en partie,
à
des personnalités du régime algérien, nous renseigne un peu plus sur le
personnage.
Il semble donc, qu'en plus d'être américain, ce qui aurait dû être
totalement rédhibitoire pour occuper le portefeuille de ministre de
l'énergie,
qu'en plus d'avoir cherché à privatiser, par des moyens scélérats, la
principale ressource du peuple algérien, au profit de ses compatriotes
américains, qu'en plus d'avoir placé ses enfants au cour du business
américain, qu'en plus d'avoir mouillé dans une sombre histoire de haute
trahison, et d'avoir fait jouer la pression américaine pour étouffer le
plus
grand scandale qu'ait connu le pays, Monsieur Chakib Khellil continue de
vaquer à ses affaires et à celle de sa chère Amérique sans être inquiété
le
moins du monde.
Voilà où en réduite l'Algérie. Voilà ce que sont nos dirigeants. Admirez
avec quelle cynisme ils nous dépouillent et rient de nous !
Pendant que les enfants de l'Algérie meurent noyés parce qu'ils ont voulu
quitter leur malheureux pays, pour aller se réfugier en Europe, leurs
enfants à eux, Américains, Français, Britanniques et autres font leurs
études dans les écoles les plus prestigieuses d'Europe et d'Amérique et
sont
introduits dans les milieux les plus huppés du Business. Le tout avec
l'argent
du peuple algérien et sur son dos !
http://www.tahiabladi.com/index.php/lincroyable-main-mise-americaine-sur-lalgerie/


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