intéressant texte - notez qu'il suffit de remplacer les noms de personnes
et de lieu, qu'on soit en Flandre ou en Wallonie, partout où un parti a la
main-
mise sur un coin du pays, c'est ainsi que ses prélats s'y com****tent...
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Le Particrate ingénu.
Pour qui fréquente ou a fréquenté de plus ou moins près le demi-monde
politique de notre petite terre d’hédonisme, les faits sont d’une banalité
grossière : un avocat, habile intrigant, socialiste bien en cour, met en
coupe réglée tout ce qui est à sa ****tée sur les terres de son parti. Sans
aucun état
d’âme (état de quoi ? ), il voudrait se faire aider dans sa démarche par
un ****te mallette du grand patron qui, comme chacun sait, ne peut rien lui
refuser
depuis qu’il l’a tiré d’une nauséabonde affaire judiciaire. Jusqu’ici,
rien d’autre que la routine. Comme il le dira lui-même, il faut bien faire
bouillir la marmite
et il doit trouver le grain à moudre pour son cabinet où on n’aime pas se
contenter des miettes tombant des tables du pouvoir. Qui oserait
d’ailleurs lui
reprocher de faire preuve d’ambition et de dynamisme ? Son principal souci
est manifestement de se voir reconnu comme l’avocat attitré de structures
permanentes, les administrations, les parastataux, voire les entreprises à
participation publique, et ceci pour échapper à l’insécurité permanente qui
règne
chez ses amis à ****tefeuilles et dans leurs cabinets. Un ministre ça a la
vie plus courte que son administration, chacun peut quand même comprendre
ça.
Mais notre homme n’est pas d’un tempérament discret, et d’ailleurs
pourquoi se cacherait-il ? Il procède donc de manière systématique et vous
met tout
ça par écrit, en précisant pour chaque maroquin et pour chaque responsable
ce qu’il se trouve en droit d’espérer, si pas d’exiger. Hélas pour lui,
cet écrit
destiné à « un ami » tombe, « on ne sait comment », dans les mains des
fonctionnaires du Brabant wallon, c’est-à-dire au-delà des frontières de
l’omnipotence socialiste. On pouvait logiquement s’y attendre : le
lendemain tout se retrouve dans la presse. Comment va réagir la célèbre
épouse de
celui qui vient d’éventer ses prévarications matrimoniales et autres
commerces d’influences conjugales ? C’est ce que nous ne tardons pas à
apprendre,
et, le croiriez-vous ? L’ex-Ministre de la Justice reprend mot pour mot
les arguments de son seigneur et maître, elle ne semble pas se souvenir
plus que lui
du sens du mot déontologie et, curieusement pour une avocate en congé
politique, elle ne semble pas savoir d’avantage que « Marc », que le
règlement du Barreau interdit purement et simplement toute forme de
démarchage. Mais qui parle de démarchage ? Le professeur ordinaire de
l’ULB, le
grand constitutionnaliste que toutes les TV du monde nous envient, ne se
serait jamais abaissé à faire du démarchage. Il faut ne pas avoir pu
dépasser le
poujadisme le plus ordinaire (comme votre serviteur) pour utiliser un
concept aussi peu approprié. On est bien plus subtil que ça à la tête de
l’oligarchie
particratique. Nul besoin de démarcher qui ou quoi que ce soit. Il suffit
de « faire savoir » au bon moment, à la bonne personne, et l’ascenseur
vous est
renvoyé. Pas besoin même de repousser sur le bouton, cet ascenseur-là est
à mémoire, et il vous reviendra sans demander la moindre démarche. Il faut
être ignare des règles de conduite les plus élémentaires en particratie
pour ne pas savoir que le renvoi d’ascenseur est la première de toutes les
obligations sous notre régime, tous partis confondus. Ce qui est
intéressant dans la malencontreuse publication des revendications du
ministre consort,
c’est qu’elle met les choses au grand jour et lui donne de nous confirmer,
ingénu et sans la moindre honte, l’état des mœurs de nos politiques. En
comparaison de celui de monsieur-tout-le-monde, le cerveau particrate
semble décidément lobotomisé des centres de la pensée morale, de l’éthique
et
de tout ce qui touche à la dimension non matérialiste des choses. Ces
mœurs-là n’ont pas été inventées chez nous, elles sont celles de toutes
les mafias
et, sans épargner les autres régions, elles se retrouvent le plus
profondément implantées dans nos bassins de vieille industrie, où elles
infectent
principalement le monde socialiste qui y a ses citadelles. A nous de
savoir si nous voulons continuer à accepter d’être gouvernés de la sorte.*
Chers amis, * A vous de savoir si vous désirez agir ou non pour nous
aider dans une action plus politique qui veut restaurer un régime basé sur
les valeurs
de liberté. Si oui, répondez donc en ce sens à ce courrier et vous
recevrez tous les renseignements utiles. Par ailleurs, cet article est
proposé sur
www.medium4you.be (le ****tail libre et généraliste, ouvert à toutes les
opinions et à tous les débats, où vous êtes tous invités à venir défendre
vos
options et à noter vos commentaires).
Pascal de Roubaix.


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