À un mois des législatives en Espagne, le Parti populaire (droite)
semble avoir le vent en poupe. Avec des positions fortes sur
l’immigration et le ****t du voile islamique. Une « orientation » très
soutenue par une majorité d’Espagnols et qui fait perdre les pédales (si
on peut dire…) à la gauche socialo-communiste qui accuse le Parti
populaire de « xénophobie » et de « racisme ».
Qu’a annoncé de si « xénophobe » et de si « raciste » le leader du Parti
populaire, Mariano Rajoy ? Eh bien, que si son parti l’em****tait le 9
mars prochain, son gouvernement fera signer aux immigrés
extracommunautaires un contrat par lequel ils s’engageront « à respecter
les lois et les coutumes des Espagnols » et « à apprendre la langue ».
Avec cette précision :
— Chaque immigré devra travailler activement de manière à s’intégrer,
mais rentrer dans son pays s’il n’a pas réussi à trouver un emploi au
bout d’un certain temps.
La semaine dernière, le Parti populaire a enfoncé le clou en promettant
de réglementer le ****t du voile islamique. Un de ses responsables,
Ignacio Astarloa, explique qu’il faut que « le voile ne soit pas un
élément de discrimination, ni à l‘école ni dans aucune autre situation ».
Cris d’orfraie du côté de la gauche dans toutes ses composantes… Pour le
ministre de l’Intérieur, le socialiste Alfredo Perez Rubalcaba, tout
cela exhale « un relent de xénophobie ». Quant au leader de la coalition
écolo-communiste, Gaspar Llamazes, il parle de « discours raciste ».
Mais la palme revient sans doute à la vice-présidente du gouvernement
socialiste, Maria Teresa Fernandez de La Vega, qui explique sans rire :
« En Espagne, les immigrés ne sont pas un problème. »
Qu’elle aille expliquer ça aux Espagnols qui placent l’immigration dans
les premiers rangs de leurs préoccupations (selon les enquêtes
mensuelles d’opinion publiées par le Centre d’enquête sociologique)… Les
côtes espagnoles sont les principales ****tes d’entrée par la mer de
l’immigration clandestine africaine en Europe (1). En Espagne même, le
nombre d‘étrangers est passé de 500 000 personnes au milieu des années
quatre-vingt-dix à plus de 4,5 millions fin 2006 (soit, en 2007, plus de
10% de la poulation espagnole).
En 2005, le gouvernement Zapatero, qui ne se contente pas de souiller la
mémoire de l’Espagne, a régularisé 600 000 clandestins provoquant, du
même coup, un formidable appel d’air pour des centaines de milliers
d’autres.
Par-delà le problème de l’immigration, qui est un problème européen
désormais, il y a urgence pour les Espagnols attachés à leur hispanité
catholique à empêcher Zapatero et les siens, fauteurs (ou en tout cas :
« rallumeurs ») de guerre civile, de faire plus de dégâts qu’ils n’en
ont déjà fait.
(1) Mais il y a aussi une très forte immigration roumaine : les Roumains
sont au moins 53 000 en Espagne.


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