.... presque totalement dépourvu de matières premières sur son propre
territoire national, le Japon devait tout im****ter par voie maritime, et
dépendait donc de la bonne volonté de ses fournisseurs, en particulier
américains, alors premiers producteurs et ex****tateurs mondiaux de
pétrole.
Cette dépendance à l'or noir ne se limitait d'ailleurs pas au pétrole
brut, mais comprenait également l'essence d'aviation à haut indice
d'octane, que les raffineries japonaises étaient incapables de produire
en qualité et quantité.
A mesure que le Japon s'enfonçait en Chine, son Armée, sa Marine et son
Aviation
(http://bp0.blogger.com/_VsNSi_tHDW4/R6e1wxKQ0YI/AAAAAAAABHc/czPflN3wBJI/s1600-h/1802.jpg)
consommaient des quantités de plus en plus grandes de carburant, ce qui
ne faisait qu'accroître la dépendance au pétrole américain.
Pour sortir de ce cercle vicieux, il n'existait en vérité que trois
solutions : renoncer aux conquêtes (ce qui était politiquement
impossible), poursuivre l'expansion vers le Nord (autrement dit
s'emparer du pétrole de Sibérie) ou, comme le réclamait la Marine,
s'enfoncer vers le Sud afin de s'approprier le pétrole des Indes
néerlandaises (aujourd'hui Indonésie)
L'échec de l'offensive au Nomonhan, à l'été 1939, condamna la solution
"nordique" alors-même que la défaite française en Europe, en septembre
1940, rapprocha le Japon des Indes néerlandaises en lui permettant de
s'emparer à peu de frais du nord de l'Indochine française...
--
Saviez-vous que... : http://diberville.blogspot.com/
Le blogue-notes de Diberville : http://diberville.livejournal.com/
"Davon geht die Welt nicht unter, sieht man sie manchmal auch grau".


|