.... avec guère plus de 200 appareils, et aucun chasseur, à elles deux,
que pouvaient faire l'Australie et la Nouvelle-Zélande face à l'Aviation
japonaise, si ce n'est attendre que leurs alliés britanniques et,
surtout, américains, leur fournisse des avions ?
Mais en cette fin de 1941, l'industrie aéronautique américaine, dont la
montée en puissance n'avait véritablement débuté que deux ans
auparavant, était encore incapable de satisfaire la demande, et
réservait donc l'essentiel de ses trop rares avions modernes à la Marine
et à l'Armée américaines, utilisateurs par ailleurs beaucoup plus
proches des sites de production que les Royal Australian et New-Zealand
Air Forces
Face à ce constat, les Australiens avaient néanmoins réagi
courageusement, en tentant de bâtir, dès 1937, une industrie
aéronautique nationale. Comme il fallait bien commencer quelque part,
ils avaient jeté leur dévolu sur le North-American NA-16 (1), un petit
avion d'entraînement avancé américain, que les ateliers de la
Commonwealth Aircraft Cor****ation transformèrent en "Wirraway"
(http://bp2.blogger.com/_VsNSi_tHDW4/R8X2tJsHppI/AAAAAAAABKU/OBH2LhiYJs4/s1600-h/1821.jpg),
et destinèrent principalement à l'attaque au sol.
En décembre 1941, une centaine de ces "Wirraway" étaient en service dans
l'aviation australienne, mais leur poids et leur trop faible puissance,
ainsi que le fait d'être étroitement dérivés d'un avion d'entraînement,
ne leur permettaient certes pas de prétendre au rôle de chasseurs.
Le bombardement était à peine mieux loti, puisque composé de quelques
dizaines de Lockheed "Hudson" américains, eux-mêmes dérivés des
bimoteurs de trans****t civil "Super-Electra".
Quand la guerre éclaterait, Australiens et Néo-Zélandais devraient faire
preuve de patience, et prier pour l'arrivée d'avions plus performants...
(1) apparu en 1935, le NA-16 et ses dérivés furent construits à plus de
17 000 exemplaires. Sa version la plus connue fut le T-6 "Texan",
rebaptisé "Harvard" par les Britanniques
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Quotidiennement updatés, et avec photos, les "Saviez-vous que...",
sont enfin disponibles en ligne : http://diberville.blogspot.com/
"Davon geht die Welt nicht unter, sieht man sie manchmal auch grau".


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