Le New York Times recommande samedi un peu plus de "discipline" dans la
conduite des affaires au président français Nicolas Sarkozy dans un
éditorial intitulé "Président Bling-Bling". Concernant le résultat des
élections municipales, le journal estime que "M. Sarkozy a été puni pour
toutes les bouffonneries médiatisées et peu présidentielles qui lui ont
valu le sobriquet de "président Bling-Bling".
(afp) - Evoquant comme un "camouflet" pour le président le résultat des
récentes élections municipales et cantonales françaises, l'influent
quotidien estime que "M. Sarkozy a été puni pour toutes les
bouffonneries médiatisées et peu présidentielles qui lui ont valu le
sobriquet de "président Bling-Bling".
"Pour un homme politique qui a travaillé si longtemps et si dur pour
arriver à l'Elysée, M. Sarkozy a démontré de curieuses notions sur
comment se conduire une fois dans la place", ajoute le journal.
"Son divorce tumultueux et son remariage presque immédiat à une
chanteuse- mannequin glamour ont été quelques unes des initiatives les
plus sensationnelles qui ont valu à Sarkozy la couverture de 252
magazines en 2007", indique l'éditorial.
Le New York Times rappelle également comme des preuves "de mauvais
jugement" sa décision de "mettre fin abruptement" à une interview avec
la chaîne américaine CBS, de "qualifier son ****te-parole d'imbécile" ou
"sa remarque grossière à un type refusant de lui serrer la main".
"Ces potins sensationnels ont été assortis de messages confus du
gouvernement de M. Sarkozy, le président et ses conseillers souvent
parlant et agissant en ****te-à-faux avec les ministres", écrit le
quotidien.
"Avec de la chance, poursuit le New York Times, le camouflet des
élections sera juste ce dont M. Sarkozy a besoin pour concentrer à
nouveau son énergie illimitée sur ce qu'il a promis: de sérieuses
réformes économiques".
M. Sarkozy "est de loin trop bouillonnant pour devenir un clone de ses
pompeux et graves prédécesseurs mais lorsque la conduite d'un homme
politique interfère avec sa mission, il est temps d'appliquer une dose
de discipline", conclut l'éditorial.
L'Echo


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