« RÉPUBLIQUE ! » [En France et en toute libre nation] :
Èdito du 27/03/08 d’« Informations Ouvrières »,
hebdo du Parti des Travailleurs (France).
Pour information :
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RÉPUBLIQUE !
Informations ouvrières publie, cette semaine, la lettre
adressée par le Premier ministre aux préfets de région
et de département (lire page 3 du journal).
Ce do***ent stipule : « La circonscription régionale
devient le niveau de droit commun du pilotage des
politiques de l’État sur le territoire. »
Désormais, toutes les administrations de l'État seront
transférées à huit « grandes directions régionales »
fusionnant des administrations jusqu’à présent distinctes
et « mutualisant les ressources humaines » (1).
Le Premier ministre précise : « Vous aurez (…) un rôle
déterminant à jouer, d’une part dans l’adaptation aux
territoires (…) des décisions nationales (…) et, d’autre
part, dans la concertation qu’il vous reviendra d’organiser
sur place avec les personnels de l'État, avec les organisations
qui les représentent, avec les élus et avec les administrés. »
« Adapter » au territoire les décisions nationales, c’est faire
éclater l’unité de la République.
Se « concerter » avec les organisations syndicales dans ce
but, c’est chercher à les intégrer dans un schéma cor****atiste
où elles démantèleraient elles-mêmes la République et le
statut des fonctionnaires !
Ce n’est pas là une autre organisation de la République,
c’est sa dislocation.
Où le Premier ministre puise-t-il l’audace d’un tel coup de
force trois jours après des élections municipales qui ont vu
un rejet massif de la politique du gouvernement et de
l’UE (Union Européenne) ?
La réponse à cette question, il faut la chercher du côté
d’Henri Emmanuelli, proposant la mise en place d’un
« conseil des collectivités territoriales de gauche », de
Michel Vauzelle, nouveau « président » de l’euro-région
Des « Alpes-Méditerranée » à cheval sur la France et l’Italie,
ou de François Hollande vantant «la France des territoires» (2)
et appelant le président Sarkozy à ne « pas mener des politiques
sans concertation avec les pouvoirs locaux » et « à dialoguer,
partager, nous associer » (3).
La grande coalition à la française consiste donc à associer
"gauche" et "droite" dans la mise en œuvre de la régionalisation
qui n’est rien d’autre que l’éclatement de l’égalité républicaine,
dictée par l’UE (Union Européenne).
À ce consensus avec le gouvernement Sarkozy-Fillon contribuent
tous ceux qui participent aux exécutifs des régions (dont 21 sur 22
sont à majorité PS-PCF) ainsi que les dirigeants de la LCR qui
ont fait campagne commune avec l’organisation indépendantiste
bretonne EMGANN.
Mais qu’est-ce que la République ?
C’est l’égalité des droits reconnue sur tout le territoire, à tous
les citoyens.
C’est en particulier l’égalité d’accès aux services publics de la
République, à commencer par l’école publique, laïque, gratuite
et républicaine.
Transférer aux régions pour y « adapter » les droits, c’est
instaurer l’inégalité, et, à terme, détruire tous les droits, atomiser
chaque citoyen dans l’absence des droits.
Cela, c’est l’exigence de l’Union européenne (4)…
Elle s’applique d’ores et déjà en place à tous les niveaux (5).
Et que fait le Medef lorsque, dans les négociations sur la
« représentativité syndicale », il propose de substituer la
représentativité du syndicat d’entreprise à celle des fédérations
et confédérations syndicales nationales ?? Il inscrit la marche
particulière au démantèlement des organisations qui constituent
la classe ouvrière comme classe dans la marche générale de
démantèlement de la République (lire page 5).
La politique conjointe de l’Union européenne et de l’OTAN,
qui a débouché sur la prétendue indépendance du Kosovo,
n’est-elle pas en train de faire tache d’huile ?
Le mouvement par lequel travailleurs et militants ouvriers
sont conduits à défendre la loi de 1884 et l’existence des
confédérations syndicales rejoint le mouvement des élus
défendant les communes et les départements dans la
République une et indivisible.
Les uns et les autres convergent vers une conclusion unique :
À la France des territoires et des syndicats d’entreprises,
«filiale » de l’Europe « kosovoïsée », nous opposons l’égalité
des droits et l’indépendance des confédérations syndicales
dans la République une et indivisible.
Ce qui nous ramène à l’urgente nécessité de la rupture avec
l’Union européenne, revendication commune aux travailleurs
et aux peuples de tout le continent.
Onze semaines nous séparent du congrès de fondation d’un
authentique POI (Parti Ouvrier Indépendant), inscrivant ces
mots d’ordre dans son programme.
Rejoignez-nous !
Daniel Gluckstein, secrétaire national du PT (France).
(1) C’est à cet objectif que correspond le projet de loi sur la
mobilité dans la fonction publique (lire page 4), c’est-à-dire
que les fonctionnaires, quels que soient leurs grades, leurs corps,
leurs qualifications, seront tous jetés dans un lot commun et
contraints à n’im****te quel emploi.
(2) Déclaration du 9 mars au soir.
(3) in « Le Parisien », 17 mars 2008.
(4) Tous les fonds attribués par l’Union européenne (fonds
structurels européens) pour tel ou tel objectif le sont
uniquement aux régions et non aux États. C’est l’Europe
des régions. L’Union européenne a ajouté maintenant des
« programmes de coopération transnationale » regroupant des
régions de différents pays. C’est l’éclatement des nations.
(5) C’est ainsi qu’un groupe de travail « quadripartite » sur
l’avenir de la formation professionnelle (initiale et continue)
a été installé le 20 mars, qui comprend des représentants
des syndicats ouvriers au plan national, des syndicats patronaux
au plan national, des représentants de l'État (dont le directeur
général de l’enseignement scolaire au ministère de l'Éducation
nationale et le directeur général de l’enseignement supérieur)
et 5 représentants des régions (dont quatre appartiennent au
Parti "socialiste").
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Ce n’est pas aux travailleurs de payer !
Non, le CAPITALISME n’a pas d’avenir (sauf la Barbarie) !
Non, le CAPITALISME n’est pas un avenir pour la civilisation !
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Pour nous 2008 c'est le combat pour exiger :
Référendum pour dire NON, RUPTURE AVEC L’UE (Union
Européenne) !
Refus du COR****ATISME néo-fasciste !
Pour dire ce qu'est réellement l'Establishment des "politiciens"
laquais de la Bourgeoisie : Ni communistes, ni révolutionnaires,
ni démocrates, ni républicains, ni laïques, ni socialistes, ni de
"gauche", ni de "droite", ils "vont à la soupe de Bruxelles" en
méprisant les peuple et sont le principal soutien (avec leur médias)
des institutions impérialistes.
Salutations socialistes, internationalistes, républicaines, laïques et
démocratiques :
wen
wen.kroy@[EMAIL PROTECTED]
: On peut s'abonner au journal du PT, pour 6 mois,
au prix de 30,50 euros,
ou pour un an moyennant 61 euros, en
écrivant à :
Service abonnements Informations Ouvrières,
87 rue du Faubourg St Denis,
75010 Paris.
(Libellez votre chèque à l'ordre de "Informations Ouvrières").
PS (bis) : La révolution est inévitable et, si « l'émancipation
des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes »
(cf. Marx), « la révolution sans un parti ouvrier révolutionnaire
des travailleurs elle est condamnée à être écrasée" (Engels
et Marx tirant le bilan de la "Commune de Paris" en 1871).
Ce troisième post-scriptum n'engage que les membres du PT
(ou autres) qui font cette analyse : Le PT com****te, en effet,
4 courants et ses membres sont librement organisés (ou non)
dans un de ses 4 courants :
-Courant Anarcho-Syndicaliste,
-Courant communiste,
-Courant socialiste,
-Courant communiste internationaliste (trotskyste).
PS (ter) : Le problème ici posé n'est pas que français, il concerne
tous les peuples d'Europe et du monde. Le PT est membre de l'EITP,
(Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples).
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Le site du Parti des Travailleurs :
http://www.parti-des-travailleurs.org/
Le site de l'EITP :
http://www.eit-ilc.org/fr/index.php


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