Communiqué de presse
le 3 avril 2008
Les œufs autoproduits révéleraient que les sols belges sont pollués !
Nature & Progrès aimerait en connaître la cause
D'après une étude récente menée conjointement par des chercheurs des
universités de Liège,
de Gand et d'Anvers, ainsi que par le Centre d'étude et de recherches
vétérinaires et
agrochimiques (Cerva), les œufs issus de certains poulaillers amateurs
sont contaminés de
manière inquiétante. Les œufs autoproduits contiennent trop de dioxine,
mais également trop
de PCB, des métaux lourds tels que le plomb, ainsi que pour certains, du
DDT, un
insecticide interdit depuis plusieurs années ! Le problème se situe
exclusivement dans
les poulaillers amateurs. L'AFSCA, elle-même, disait, en effet, il y
quelques mois, n'avoir
constaté aucun dépassement des seuils autorisés, concernant ces divers
polluants analysés
régulièrement, tant dans les œufs bio que non bio, vendus dans le
commerce. L'étude sur
les œufs de poules belges indiquerait une pollution des sols. Selon des
suppositions
véhiculées dans la presse, les pollueurs mis en cause seraient les
particuliers eux-mêmes,
faisant par exemple des feux dans leur jardin. Cette hypothèse ne paraît
pas totalement
plausible car, géographiquement, il apparaît que le sud du sillon Sambre
et Meuse est moins
touché par cette pollution que le nord. Cela signifie-t-il que les
habitants du nord de la
Belgique font plus de feux que ceux du sud ; que les pratiques d'élevage
amateur diffèrent
radicalement aussitôt qu'on passe la Sambre et la Meuse ? Ou faut-il,
dès lors, mettre en
cause une pollution plus générale des sols ? Nature & Progrès s'interroge
donc sur la
nature et la cause des pollutions supposées et sur les suites qu'entendent
donner les
Régions à cette information. Quelles précisions peuvent-elles ap****ter au
citoyen ?
Pourquoi nos sols sont-ils pollués ? S'agit-il de pollutions ponctuelles
auxquelles on peut
trouver des solutions spécifiques ou s'agit-il d'une pollution générale ?
Sont-elles
anciennes ou récentes ? Quand le particulier disposera-t-il d'un cadastre
précis des
pollutions ? Quelles mesures va-t-on mettre en œuvre pour dépolluer ?
Peut-on penser enfin
que la contamination supposée n'a d'impact que sur nos œufs qui en furent
le révélateur.
Quelle sera son incidence sur les cultures, par exemple, et sur notre
qualité de vie en
général ? Enfin, et puisque les producteurs professionnels d'œufs bio ne
sont pas
contaminés, Nature & Progrès recommande aux propriétaires de poulaillers
amateurs de ne pas
abandonner et de recourir aux mêmes méthodes qu'eux, afin de limiter
l'impact des
pollutions. A savoir : installation de mangeoires et d'abreuvoirs qui
évitent aux poules
d'avaler de la terre, nourrissage des animaux, en intérieur, sur sol
recouvert, enclos
suffisamment grand que pour que le sol ne soit pas trop découvert, semis
régulier de gazon,
s'abstenir, évidemment, de faire des feux là où les poules ont accès – ces
feux sont
d'ailleurs rigoureusement interdits par bon nombre de règlements communaux
et ne pas
épandre les cendres de ces feux dans leurs parcours extérieurs… Pour
toute information
complémentaire Marc Fichers Nature &Progrès asbl - 520 rue de Dave - 5100
Jambes Tél. :
081/32.30.52 - natpro.marcfichers@[EMAIL PROTECTED]


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