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Vent de criminalité au centre-ville de Montréal

by "L.G.R." <louisg.roy@[EMAIL PROTECTED] (enlever)videotron.ca> Apr 5, 2008 at 01:27 PM

un vent de folie frappe le centre-ville de Montréal pour le contrôle de la 
drogue. Depuis quelques semaines, on ne compte plus les tabassages,
menaces 
et actes d'intimidation armée dans la rue, dans les bars et même dans les 
restaurants de ce secteur chaud.

La raison en est assez simple: non seulement le trafic et les autres 
activités illicites y sont considérables, mais il s'agit d'un territoire
qui 
intéresse toutes les organisations. Dans ce quadrilatère formé des rues 
Saint-Urbain, Sherbrooke, Saint-Hubert et Ontario se côtoient aussi bien
les 
motards, les gangs de rue que les mafiosi et même certains petits 
trafiquants indépendants particulièrement futés.

C'est rue Saint-Hubert, entre la rue Sherbrooke et le boulevard de 
Maisonneuve, que la situation est la plus explosive, en raison de la 
présence de «relations» des motards et de membres disparates de gangs de
rue 
ennemis, d'allégeances bleue et rouge. Des irréductibles ****te-couleurs
d'un 
tout petit clan appelé Dope Squad ont aussi été vus à l'occasion dans ce 
secteur que l'on dit vacant.

L'urgence de fermer le Bar du Quartier, dans la nuit du Vendredi saint,
est 
le plus bel exemple de ce qui se passe rue Saint-Hubert. Craignant un bain

de sang, les enquêteurs de la région Sud ont convaincu la Régie des
alcools, 
des courses et des jeux (RACJ) de fermer cet établissement jusqu'à nouvel 
ordre.

Depuis juin 2007, les policiers ont recensé, à l'intérieur comme à 
l'extérieur de l'établissement, une bonne trentaine d'événements à
caractère 
violent (attaque au poivre gaz, voies de fait, bagarres, etc). Le 1er 
décembre 2007, un sans-abri a été trouvé mort en face du débit d'alcool. 
L'enquête a révélé qu'il avait succombé à une hémorragie, à la suite d'une

altercation. C'est sans compter les nombreuses fois où les policiers ont 
aussi arrêté des individus en possession de drogue (cocaïne, crack et 
comprimés de dilaudid surtout) ou d'armes à feu.

Ce qui a fait déborder le vase, c'est une sauvage agression survenue à 
l'intérieur du bar, le 17 mars dernier. Un petit vendeur de drogue à la 
solde des Hells Angels a été sérieusement blessé par quatre individus
venus 
lui infliger une correction. Quelques semaines plus tôt, en soirée, deux 
autres assidus du Bar du Quartier avaient été entraînés dans un
guet-apens, 
qui a failli tourner à la fusillade au milieu des clients d'un 
restaurant-minute du voisinage. L'arme d'un des assaillants s'est enrayée!

Si les Hells Angels en tant qu'organisation demeurent omniprésents dans le

quartier, ils n'en ont pas moins changé leur fonctionnement à la suite de 
l'opération Printemps 2001, qui a rayé de la carte les Nomads et leur 
filiale guerrière des Rockers de Montréal. De façon à se faire plus 
discrets, ils ont créé ce qu'ils appellent des «compagnies». Ce code est 
utilisé pour identifier les différents points de vente de drogue qu'ils 
exploitent eux-mêmes ou qu'ils louent à d'autres criminels.

C'est ainsi, sous la conduite de deux membres des Hells Angels de 
Trois-Rivières, que la «clique» des Syndicates, formée en grande partie 
d'anciens membres de gangs de rue, a obtenu le contrôle de certains
secteurs 
clés du centre-ville. Ils étaient approvisionnés en cocaïne par l'ancien 
Rocker Patrick Lock, fraîchement sorti de prison, et les Hells Mario 
Brouillette et Marvin «Normand» Ouimet. Le gang contrôlait des réseaux 
opérant dans les axes nord-sud des rues Saint-Hubert, Berri et Saint-Denis

et du boulevard Saint-Laurent. Tout allait relativement bien jusqu'à ce
que 
la police frappe de nouveau un grand coup en arrêtant Brouillette, Lock et

les principaux dirigeants des Syndicates, en mai 2006.

À la suite de cette opération, les Hells Angels ont une fois de plus puisé

dans les rangs des gangs de rue pour prendre la succession des Syndicates,

mais il semble que les nouveaux venus n'aient pas suffisamment de 
leader****p, ni la confiance nécessaire pour «stabiliser» le milieu. «Le
seul 
nom des Hells Angels ne fait plus aussi peur qu'avant, et il y a de plus
en 
plus de petits criminels émergents qui sont prêts à tout pour faire de 
l'argent rapidement», a expliqué un policier bien au fait de ce qui se
passe 
à Montréal.

Avec le résultat qu'il y a fréquemment des disputes dans les rues et les 
bars du centre-ville. Souvent armés, ceux qui se battent se déplacent ces 
temps-ci avec des gilets pare-balles, bien déterminés à conserver leurs 
acquis ou, selon le cas, à reprendre le terrain perdu. La situation irrite
à 
ce point les Hells Angels que certains membres ressortent leurs couleurs,
à 
l'occasion, afin de faire sentir leur présence. Ils ont aussi recréé des 
équipes de fiers-à-bras. Ces derniers sont chargés de mettre au pas les 
récalcitrants, comme au temps de la guerre avec les Rock Machine/Bandidos,

dans les années 90.

«Le quartier est en crise, ça c'est certain; mais on est aux aguets», ont 
dit tous les policiers interrogés. L'enquête antimafia contre le clan 
Rizzuto, ainsi que les razzias à répétition chez les motards et les gangs
de 
rue, leur ont vraiment permis de suivre l'évolution des changements
survenus 
dans le milieu interlope en général. «Depuis quelques mois, on aperçoit
sans 
cesse de nouveaux visages. Certains bénéficient du soutien des motards et 
d'autres, des gangs de rue», ont-ils indiqué.

Depuis quelques années, des membres de gangs de rue montréalais s'activent

aussi du côté de Québec. Avec le soutien des Hells Angels, ils tentent de 
s'implanter en faisant le recrutement de prostituées. Une telle situation
a 
donné lieu il y a deux ans à de nombreux accrochages dans les bars de 
danseuses nues de la Vieille Capitale.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080405/CPACTUALITES/804051092/6730/CPACTUALITES

==================================

Quant à moi personnellement on ne verra plus à Montréal en visite avec une

copine comme je le faisais les années passées. On se promenait au centre 
ville et on faisait quelques bars la nuit. Avec les années je voyais 
Montréal se dégrader plus la population changeait. Y a 20 / 30ans c'était 
blanc partout et le monde riait et aveit du fun dans les bars et les
restos, 
on s'y sentait en sécurité. Là c'est pu ça, au point qu'on se demande 
parfois si on est encore au Québec quand on voit les gens autours de 
nous....même chose dans le métro.

L.G.R.
 




 10 Posts in Topic:
Vent de criminalité au centre-ville de Montréal
"L.G.R." <lo  2008-04-05 13:27:06 
Re: Vent de =?ISO-8859-1?Q?criminalit=E9_au_centre-ville_d?=
D'Iberville <Dibervill  2008-04-05 14:02:00 
Re: Vent de =?ISO-8859-1?Q?criminalit=E9_au_centre-ville_d?=
Taureau Assis <taureau  2008-04-05 14:05:50 
Re: Vent de =?ISO-8859-1?Q?criminalit=E9_au_centre-ville_d?=
D'Iberville <Dibervill  2008-04-05 14:39:34 
Re: Vent de criminalité au centre-ville de Montréal
La girAFFFFF <giraffff  2008-04-11 21:02:33 
Re: Vent de criminalité au centre-ville de Montréal
"Victal" <vi  2008-04-05 17:13:03 
Re: Vent de criminalité au centre-ville de Montréal
"Jean Naimard"   2008-04-08 05:32:55 
Re: Vent de criminalité au centre-ville d e Montréal
"Jean Naimard"   2008-04-08 05:32:09 
Re: Vent de criminalité au centre-ville de Montréal
"Jean Naimard"   2008-04-08 05:31:21 
Re: Vent de criminalité au centre-ville de Montréal
La girAFFFFF <giraffff  2008-04-11 21:00:53 

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