Le nouveau gouvernement travailliste australien songe à autoriser
certaines entreprises à surveiller leurs employés.
Les entreprises qui fournissent des services stratégiques pour
l'économie de l'Australie pourront surveiller les courriels et autres
communications sur Internet de leurs employés.
L'actuelle réglementation sur les télécommunications, le
Telecommunication Interception Act, sera caduque en juin 2008. Elle
accorde aux seules forces policières fédérales l'autorisation de
surveiller les communications des employés à leur insu.
La vice-première ministre de l'Australie, Julia Gillard, a déclaré que
les courriels de tout un chacun parlant de sa vie privée, par exemple,
n'intéressaient pas les autorités. Dans une entrevue télévisée, elle a
précisé qu'il s'agissait de veiller sur les infrastructures essentielles
comme le système bancaire ou le système électronique.
Nous voulons nous mettre à l'abri d'attaques terroristes. — Julia
Gillard, vice-première ministre de l'Australie
Les organisations des droits civiques se montrent inquiètes. Le
****te-parole de d'Electronic Frontiers Australia, Dale Clapperton, pense
que la nouvelle loi servira à ouvrir une chasse aux sorcières dans les
entreprises, plutôt qu'à protéger l'Australie des cybermenaces.


|