Les inventeurs ne manquent d=E9cid=E9ment pas d'imagination.
Partant du constat que la solitude repr=E9sente un probl=E8me majeur chez
les personnes =E2g=E9es, le Pr. William Banks (Saint Louis University) a
men=E9 une petite exp=E9rience aupr=E8s de 38 r=E9sidents d'un home pour
personnes =E2g=E9es. Ils ont subdivis=E9 ces pensionnaires en 3 groupes.
Les membres du premier ont re=E7u une fois par semaine, pendant 30
minutes, la visite d'un chien de taille moyenne (Sparky). Dans le
deuxi=E8me, ce fut un robot de type canid=E9 (baptis=E9 Aibo), agitant la
queue et r=E9pondant au pensionnaire de la m=EAme fa=E7on que son
compagnon
r=E9el. Dans le trois=E8me groupe, les pensionnaires n'ont =E9t=E9
visit=E9=
s ni
par Sparky, ni par Aibo.
Sept semaines plus tard, tous les sujets ont d=FB remplir un formulaire
pour =E9valuer leur sentiment de solitude et, le cas =E9ch=E9ant, leur
degr=
=E9
d'attachement au quadrup=E8de.
Les pensionnaires du troisi=E8me groupe se sentaient plus seuls que ceux
qui avaient re=E7u la visite d'une des bestioles. Par contre, les
chercheurs n'ont pas retrouv=E9 de diff=E9rence significative en termes de
solitude et d'attachement, en fonction de la nature - m=E9canique ou
vivante - du compagnon =E0 quatre pattes dont ils avaient re=E7u la
visite. Les auteurs en concluent qu'un chien artificiel pourrait
contribuer =E0 lutter contre la solitude des personnes =E2g=E9es qui ne
peuvent, pour une raison ou pour une autre, avoir un chien en chair et
en os =E0 leurs c=F4t=E9s. Banks ajoute qu'un animal =E0 puces
(=E9lectroniques !) pourrait =E9galement assumer une mission de
t=E9l=E9surveillance d'une personne =E2g=E9e vivant seule, donner l'alerte
e=
n
cas de chute ou encore lui rappeler de prendre ses m=E9dicaments.


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