Après avoir brassé des millions de dollars au sein des Hells Angels,
Richard
Vallée devra passer le reste de sa vie à travailler pour un salaire de
misère dans une prison américaine, afin de payer sa dette à la famille
d'un
informateur qu'il a assassiné.
Le juge Thomas McAvoy, de la cour fédérale américaine, a condamné hier le
motard québécois à la prison à vie, sans possibilité de libération avant
sa
mort.
Il a aussi ordonné à Vallée de payer 980 000 $ à la famille de Lee Carter,
l'informateur de police américain qu'il a assassiné en 1993.
«Le détenu devra occuper un emploi et donner une partie du salaire à la
famille de la victime», explique William Pericak, le procureur adjoint
chargé de la poursuite.
Pour la famille
Un jury américain avait trouvé Richard Vallée coupable du meurtre de
l'informateur Carter en septembre.
En 1993, le barman de Rouses Point, dans l'État de New York, s'apprêtait à
témoigner en cour contre Vallée. L'informateur avait vu le motard im****ter
de la cocaïne des États-Unis vers le Canada.
Mais peu avant le procès, Carter est pulvérisé en miettes par l'explosion
d'une bombe placée sous sa ****sche.
Les contrôleurs américains, les agents John Donohue et Jean Birtz, étaient
convaincus que c'était Vallée qui avait fait tuer leur témoin.
Le détonateur utilisé était identique à celui qui avait été trouvé sur un
ami de Vallée, dont les empreintes avaient aussi été relevées par la
police
sur des explosifs.
En 1995, le délateur Serge Quesnel, un ex-tueur des Hells, révèle que
Vallée
s'est vanté deux fois du meurtre de Carter.
Vallée est arrêté mais réussit à s'évader avant son procès. Pendant des
années, il sera l'un des motards les plus recherchés en Amérique du Nord.
Il
séjournera au Costa Rica et passera notamment à l'émission America's Most
Wanted.
Vallée sera finalement trouvé par hasard en 2003 à Montréal, où il se
cache
sous une fausse identité, et remis aux autorités américaines.
Actifs cachés
La preuve déposée en cour a démontré que le crime avait rap****té des
millions de dollars à Vallée et à ses associés des Hells Angels Nomads au
cours des années 1990.
Le procureur adjoint Pericak espère saisir une partie des actifs cachés de
celui qui fut un proche de «Mom» Boucher pour la remettre à la famille
Carter.
«Nous ne pensons pas qu'il va payer volontairement mais nous allons
enquêter
sur ses avoirs, notamment au Costa Rica où il a exploité une entreprise»,
dit-il.
http://www.canoe.com/infos/societe/archives/2008/04/20080415-053400.html
L.G.R.


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