Les Italiens ont toujours regretté Musso...
"dlink" <dlink@[EMAIL PROTECTED]
> a écrit dans le message de news:
fu28iu$vr8$1@[EMAIL PROTECTED]
>
> Au lendemain de sa défaite électorale d’avril 2006, qu’il avait en vain
> tenté de contester pendant plusieurs semaines, Silvio Berlusconi avait
> presque aussitôt décidé de repartir à la conquête du pouvoir en étant
> persuadé de faire un jour tomber la coalition de gauche de Romano Prodi
et
> en ne cessant de réclamer l’organisation d‘élections législatives
> anticipées. « Je ne peux pas me retirer. La moitié des Italiens, ceux de
> gauche, me détestent, voire me haïssent. Mais l’autre moitié me
> détesterait si je décidais d’abandonner », confiait-il à tous ceux qui
l’encourageaient
> à prendre sa retraite politique.
>
> Et au bout de deux ans, le leader de la droite italienne a atteint son
but
> : il vient de prendre une superbe revanche en s’octroyant lundi une
> victoire électorale magistrale. « Il y a eu une interruption négative de
> notre travail. Je vous dis ce que je pense : les élections de 2006 n’ont
> pas été régulières et ceci est démontré dans les résultats du vote
d’aujourd’ui », s’est ainsi ouvertement réjoui Berlusconi dès sa première
> intervention, en se disant cependant « prêt à travailler avec
l’opposition
> sur les réformes constitutionnelles ».
>
> D’après les résultats du ministère de l’Intérieur ****tant sur 55 600 des
> 60 000 bureaux de vote (hors vote des Italiens de l‘étranger), la
> coalition de droite dirigée par Berlusconi obtient en effet 47,1% des
voix
> au Sénat contre 38,1% au parti démocrate emmené Walter Veltroni,
l’ancien
> maire de Rome et ancien ****te-parole du Parti communiste italien de la
> grande époque. Ce dernier a d’ailleurs reconnu dès lundi soir que la
> victoire de Berlusconi et du Parti des Libertés était « claire »,
c’est-à-dire
> sans appel et sans bavure.
>
> En termes de sièges, selon une projection de l’Institut Piepoli, la
droite
> a obtenu la majorité absolue au Sénat – 162 sur 315 – enjeu crucial du
> scrutin qui s’est déroulé dimanche et lundi, le contrôle de la chambre
> haute étant indispensable pour gouverner l’Italie avec les coudées
> franches, sans être à la merci d’une poignée d‘élus des petits partis
> comme le fut finalement Prodi.
>
> La droite l’em****te également très largement à la Chambre des députés
avec
> 46,4% des voix, contre 37,9 % à la gauche, après le dépouillement de 80%
> des bulletins de vote. « Je vais gouverner pendant cinq ans et ****ter
une
> lourde Croix » « Oui nous avons gagné, et c’est ce que je n’ai cessé de
> dire pendant toute la campagne électorale », s’est félicité Berlusconi
en
> annonçant cependant « des mois difficiles » qui « demanderaient un grand
> courage » à ses compatriotes. « Je vais gouverner pendant cinq ans »,
> a-t-il conclu, en redisant à tous les Italiens qu’il allait – comme eux
–
> « ****ter une lourde Croix » à la tête du pays.
>
> A 71 ans, Il Cavaliere, qui avait établi un record de longévité à la
tête
> du gouvernement de 2001 à 2006, s’empare donc du pouvoir à Rome pour la
> troisième fois alors que son éternel adversaire de gauche Romano Prodi a
> décidé – en démissionnant – de se retirer définitivement de la vie
> politique. Son gouvernement, dont l’image avait été sérieusement ternie
> par la crise des déchets à Naples, avait, il est vrai, battu des records
d’impopularité.
> Rompant avec les grandes coalitions hétéro****es de gauche, le PD est
> alors né de la fusion – à l’automne dernier – des anciens communistes du
> PCI et de certains catholiques dits « de gauche » pour se présenter seul
> aux élections.
>
> Alliée de Berlusconi, dont elle avait pourtant fait chuter le premier
> gouvernement, la Ligue du Nord d’Umberto Bossi devrait en revanche
> réaliser un score bien meilleur qu’en 2006 en recueillant 8,3% des voix
au
> Sénat, selon les projections d’Ipsos, contre 4,5% aux dernières
> législatives. Bossi, qui avait récemment menacé de « prendre les fusils
> contre la canaille romaine », a cependant cherché à rassurer dès lundi
> soir son partenaire qui va se réinstaller au Palais Chigi : « Berlusconi
> est un ami. Nous avons respecté notre parole, il ne sera jamais otage
(de
> la Ligue). »
>
> Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, l’extrême gauche
> italienne pompeusement rebaptisée la Gauche « arc-en-ciel » (communistes
> et Verts) a été véritablement laminée, ne recueillant qu’environ 3,5%
des
> voix au Sénat contre 11,5% en 2006. Fausto Bertinotti en a d’ailleurs
tiré
> les conclusions dès lundi soir en présentant à son tour sa démission. «
> Mon rôle de dirigeant s’achève ici, ce soir, je suis désolé pour la
> défaite (...) mais mon époque prend fin ici », a déclaré le leader
> historique des communistes italiens du Parti refondation communiste, qui
> était pourtant président de la Chambre des députés dans le Parlement
> sortant. Avant de conclure avec amertume : « Notre défaite est nette,
c’est
> sa dimension qui est imprévue. Maintenant toutes les composantes de la
> gauche italienne doivent se remettre en question. » Une fois n’est pas
> coutume, on peut vraiment dire pour une fois : bravo aux Italiens !


|