Thomas Sowell, économiste afro-américain, a ce jugement définitif (et
pertinent) : « Hillary Clinton est une menteuse, Obama est un mensonge.
» A cette nuance près : le « mensonge » Obama ne passe désormais plus
quand les menteries d’Hillary Clinton sont ramenées au rang de péchés
véniels.
Nous évoquions récemment les casseroles de Barack Hussein Obama, plus
nombreuses qu’une batterie de cuisine attachée au pare-chocs arrière
d’une voiture de Just Married… Rappelons-les :
— Relations plus que douteuses avec un businessman ripou de Chicago.
— Appartenance à « l’Eglise » du pasteur raciste anti-Blancs Jeremy
Wright.
— Accointances, naguère, avec un théoricien de l’extrême gauche dont le
groupe préconisait le terrorisme comme moyen d’action.
— Mépris affiché à l‘égard des blue collars, ces « cols bleus » qui,
c’est sûr, ne sortent pas des grandes écoles où a été formée
l’intelligentsia libérale (ce qui, aux Etats-Unis, veut dire gauchiste).
Correspondant à Wa****ngton de Ménapress Info, Laurent Murawiec écrit :
«La campagne du sénateur Obama, on ne se lasse pas de le répéter, est
socialement financée et assise sur de riches et très idéologiquement
imbus membres de ce que l’on appelle quelquefois l’overclass, en
symétrie de l’underclass des pauvres et des “exclus”. Underclass, ruraux
miséreux, ou membres de la stagnation urbaine ; overclass, businessmen
des bulles high-tech, des télécoms, des médias et du monde du spectacle
et de l’informatique, qui ont mis leurs startups en Bourse et ont pris
leur retraite à 40 ans, multimillionnaires et plus. Leur culture est la
contre-culture, quelles que soient leurs qualités professionnelles ou
entrepreneuriales. Ils méprisent la middle class traditionnelle, sans
parler des “cols bleus”. Ils regardent de haut l‘“Amérique profonde”.
Ils n’ont aucun rap****t avec la culture patriotique, la religion les
fait bâiller, ils sont “progressistes”, possesseurs des “lumières” (…).
Du haut de leur “éducation” supérieure, ces gens se gaussent des
pedzouilles et des ignorants dont il faut, en revanche, avoir pitié et
compassion. Et dont il faut que l’Etat-nounou s’occupe : les gens
normaux n’ont pas voix au chapitre, ni leur opinion ni leurs voix ne
comptent, on les taxe, et on décide par eux. Beauté du socialisme des
snobs. »
Le Parti démocrate est aujourd’hui écartelé entre l’ultra-gauchisme
d’Obama et le gauchisme plus policé d’Hillary Clinton. Citons encore
Laurent Murawiec : « L’ultra-gauche obamesque (…), c’est son grand
financier, George Soros, ennemi de tout constitutionnalisme, qui
subventionne les campagnes pour la drogue, contre la police et l’armée,
pour les altérations du droit qui subvertissent la Constitution ;
avortement illimité, “droit” à la mort, assaut généralisé contre les
valeurs et les pratiques judéo-chrétiennes, rien n’arrête ce
milliardaire agressif et dangereux. Il finance des centaines
d’organisations extrémistes, comme moveon.org, l’agit-prop de
l’ultra-gauche, infatigables insulteurs, casseurs et vociférateurs de
l’extrême. Toutes sortes d’organes de presse en ligne, le Daily Kos ou
le Huffington Blog, lui sont redevables. Il est peu de saletés
propagandistes, de campagnes de rumeurs et de mensonges, qui ne lui
doivent rien ; la campagne d’Obama y joue à plein. Milliardaire
arrogant, snob, Soros est l’incarnation de cette overclass qui veut Obama.
»
Cette ultra-gauche a lâché Hillary Clinton qui, du même coup, s’est
recentrée et apparaît comme la gardienne d’un Parti démocrate de
tradition rooseveltienne. Entre les deux tendances, le clivage est
désormais irréversible. « Une sécession profonde serait en cours entre
les démocrates “traditionnels” et les “idéologues”, entre modérés et
activistes, entre centristes et ultra-gauche. L’assise sociale en
serait, d’un côté, une société enracinée dans les valeurs
traditionnelles du Parti démocrate, dont un pan énorme est
culturellement conservateur et socialement bâti sur des valeurs de ce
type, et de l’autre, sur une prétention, “du passé, faisons table rase”,
au radicalisme social et culturel. Une manière de “changer la vie” dont
certains, en Europe, ont déjà fait la futile expérience il y a un quart
de siècle. »
Et il est certain que les démocrates du Sud, appelés aussi « dixiecrats
» et qui, sur le plan politique, feraient passer certains républicains
du Nord pour des gens de gauche, ne voteront jamais Obama.
Le Parti démocrate est désormais cassé en deux. Ce qui explique pourquoi
Obama, chouchou des médias gauchistes des deux côtés de l’Atlantique,
n’a pas réussi à prendre le pas sur Hillary Clinton. Il en est un qui ne
s’en plaindra guère : le candidat républicain John McCain qui, quel que
soit son adversaire lors de la présidentielle, se sent déjà pousser des
ailes.


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