.... dans les Salomons, Rabaul, surnommée "le Gibraltar du Pacifique",
est réputée imprenable.
Fidèle à sa stratégie des "sauts de puce", Mac Arthur décide alors de la
couper du monde, en y laissant croupir la garnison japonaise privée de
ravitaillement.
En février 1944, la Nouvelle-Bretagne et Bougainville sont néanmoins
reprises, après de furieux combats où, une fois encore, les soldats
nippons ont préféré la mort à la reddition.
Mais pour les Japonais, le coup le plus dur viendra de l'Archipel des
Mariannes où l'État-major, pensant rem****ter une victoire décisive, a
réuni une flotte de neuf ****te-avions et cinq cuirassés. C'est plus qu'à
Pearl Harbour mais, face à la machine de guerre américaine qui tourne
désormais à plein régime et a réuni quinze ****te-avions
(http://bp2.blogger.com/_VsNSi_tHDW4/SA0_sYMqftI/AAAAAAAABXU/g0C75TRSzA0/s1600-h/1881.jpg)
et sept cuirassés (!), c'est dramatiquement insuffisant.
"Le sort de l'Empire dépend de cette bataille. Chacun doit faire le
maximum", déclare l'amiral Toyoda à son subalterne, Jisaburo Ozawa, à la
veille de la Bataille de la Mer des Philippines.
Mais en juin 1944, même le maximum ne suffit plus pour sauver de la mort
les jeunes pilotes japonais inexpérimentés, combattant encore trop
souvent dans des avions dont la légèreté - autrefois avantageuse - est
devenue un handicap insurmontable face à des appareils américains non
seulement mieux armés, mais aussi plus puissants et plus fortement
blindés.
De fait, les 19 et 20 juin, l'affrontement tourne à la débâcle pure et
simple. Lors de ce que les Américains vont, par dérision, appeler "le
tir au pigeons des Mariannes", près de 400 avions avions japonais sont
anéantis par l'Aéronavale des États-Unis, aidée il est vrai dans sa
tâche par les coups d'éclat des sous-marins Albacore et Cavalla, qui
sont parvenus à envoyer par le fond les ****tes-avions Taiho et Shokaku.
En face, les pertes américaines se limitent à 123 appareils,... dont 80
suite à des amerrissages forcés dûs à des pannes d'essence (!)
Jamais l'Aéronavale japonaise ne se remettra de ce désastre. Et quand
ils repartiront au combat, à Leyte, quatre mois plus tard, plusieurs des
****tes-avions survivants le feront... sans aucun avion à leur bord.
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