.... l'Armée japonaise, et fortiori l'Aviation japonaise - corps d'élite
- entendait de chacun de ses hommes qu'il se com****te en authentique
descendant d'une nation de samouraïs.
Mais il y a toujours des limites à ce qu'un homme est capable d'endurer.
Comme le souligna un pilote japonais
"Il était complètement déraisonnable de maintenir en première ligne
pendant des périodes de deux à trois mois, voire plus, des unités dont
le personnel ne pouvait disposer d'aucun repos" (...) "Je suis certain,
aujourd'hui, que beaucoup de nos pilotes tombèrent sous les coups de
l'ennemi à cause de la fatigue, parce que mentalement et physiquement
ils n'étaient pas en pleine possession de leurs moyens. (1)
Dans ces conditions, même les Japonais finissaient eux aussi par
craquer, malgré les risques et le déshonneur encourus.
"Tsutomu Ito disparut un jour en combat au dessus de la Nouvelle Guinée
et fut considéré comme mort. (...) [des années plus tard] j'eus un jour
l'occasion de le croiser [par hasard] dans Tokyo (...) c'est ainsi que
j'appris qu'il avait été blessé lorsque son avion s'était écrasé dans la
jungle (...) il m'avoua avoir volontairement renoncé à rejoindre nos
lignes pour poursuivre le combat comme le dictait l'honneur militaire.
Pendant deux ans, il avait vécu au milieu d'une tribu indigène avant de
se rendre aux troupes alliées qui avançaient. Le plus dur pour lui avait
été le retour au Japon. Pour éviter le déshonneur de sa famille, il
avait changé de nom, s'était marié et avait refait sa vie dans
l'anonymat. Officiellement, Tsotomu Ito était mort au combat"
(1) ibid, page 94
(2) ibid, page 96
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"Davon geht die Welt nicht unter, sieht man sie manchmal auch grau".


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