Rappelons d'abord ce que disait Haroun Tazzief : « Greenpeace ne procède
que par terrorisme intellectuel, fondé la plupart du temps sur des
affirmations mensongères. » Et en conseillant le documentaire
scandinave, The Rainbow Man (1993) qui mettait en cause la probité des
dirigeants de Greenpeace (qui a fait pression auprès des autorités pour
en interdire la diffusion).
Les concepteurs de Greenpeace, à l’origine, sont des gens d’extrême
gauche et des déserteurs américains. Leur première action en 1971, sous
l‘œil intéressé de l’URSS à l‘époque, fut de militer contre les
expériences nucléaires US. Rencontre, en Nouvelle-Zélande, avec le
Canadien McTaggart, plus ou moins en cavale pour ne pas avoir à répondre
aux accusations d’escroqueries (notamment des faillites frauduleuses)
portées contre lui. Ce qui ne l’empêcha pas de devenir président de
Greenpeace. Il sera écarté en 1995 et remplacé à la tête de
l’organisation par Thilo Bode, jusque-là responsable de la section
allemande, de loin la plus radicale.
Ce qu’on peut dire, c’est que Greenpeace ne garde pas longtemps ses
responsables et autres têtes d’affiche. A commencer par l’un de ses
fondateurs, Patrick Moore. Après quinze années au sein de
l’organisation, il va la quitter en 1986. De ses anciens amis, il dira
que ce sont des ex-marxistes façon melons d’eau : rouges à l’intérieur,
verts à l’extérieur. Il ira même plus loin : « Le mouvement
environnemental a perdu son objectivité, sa moralité et son humanité. »
Autre personnalité ayant fait défection, Paul Watson, lui aussi membre
fondateur : « Ce sont des extrémistes qui ont détourné l’environnement
pour suivre un programme qui n’a plus rien à voir avec l‘écologie. »
Autre « déserteur », John Castel, capitaine du Rainbow Warrior (on lira
ce qu’il a dit de Greenpeace dans The Independant du 12 octobre 2005.
Edifiant…). Permanent de Greenpeace jusqu’en 1985, Jacky Bonnemain
claquera lui aussi la porte : « Ils sont pourris jusqu‘à l’os. » On y
ajoutera Bjorn Oekern (« Greenpeace est plus une machine à sous qu’une
organisation écologique ») : Yves Renoir (« A partir d’un dossier vide,
ils peuvent monter une affaire ») ; le Prix Nobel Paul Crutzen (« Ils
m’ont trompé et je suis indigné ») ; Dick Taverne ; etc.
Et les accusations sont nombreuses : diabolisation de l’adversaire, mise
en place de listes noires, éco-cirque et écolo-business, mise en fiches
de journalistes (« amis », « ennemis »), délation publique, exagération
systématique, méthodes « mafieuses », dramatisation des situations, etc.
Un exemple, l’expédition en Antarctique en 1986 pour dénoncer les
déchets que les savants des bases installées sur place auraient
abandonnés, alors qu’on s’aperçut que Greenpeace en laissait beaucoup
plus sur place et qu’un de ses navires fut pris à nettoyer ses cuves en
pleine mer (Greenpeace ferma sa base en 1992). A quoi l’on pourrait
ajouter l’affaire de l’usine de Nurfam à Melbourne (une histoire de
prétendue dioxine), celle de Brent Star (une plate-forme désaffectée en
mer du Nord), celle des jouets en PVC souple, etc.
Aujourd’hui, Greenpeace a 45 bureaux dans 33 pays et dispose de 23 000
permanents. Son siège est à Amsterdam dans le luxueux bâtiment d’une
ancienne banque. L’organisation possède huit bateaux de gros tonnage, un
hydravion, vingt canots Zodiac, deux hélicoptères, une montgolfière, une
vedette rapide. Le seul entretien du matériel coûte 5 millions de
dollars par an.
Greenpeace a, pour faire fonctionner son éco-cirque – certains vont même
jusqu‘à parler d’« éco-terrorisme » – des taupes en haut lieu : des
documents confidentiels sont communiqués aux responsables de Greenpeace
; des messages aux conseils d’administrations de compagnies sont «
balancés » et dévoilés au grand public ; des rapports compromettants
pour Greenpeace ne sortent jamais, etc. Il n’en reste pas moins que,
perdu de réputation (les membres sont passés de 1 million à 300 000),
Greenpeace n’en continue pas moins, avec la complicité de certains
médias, de pratiquer l’alarmisme et le catastrophisme.
Pour en savoir plus, beaucoup plus, on se reportera au site
http://profbof.com/ecologie.greenpeace.htm
où l’on développe en
profondeur bien des points que nous ne faisons qu’effleurer.


|