Élisabeth Fleury
Le Soleil
Québec
Des chercheurs universitaires ont fait le point hier sur les enjeux
concernant la forêt boréale en détruisant certains mythes entretenus par
des
groupes environnementalistes.
La doyenne de la faculté de foresterie de l'Université de Moncton, Lise
Caron, a profité du congrès du Conseil de l'industrie forestière du Québec
(CIFQ) pour sortir de sa «réserve habituelle de scientifique» et rétablir
quelques faits.
«Il y a actuellement des personnes qui font de la forêt boréale leur
cheval
de bataille, mais qui propagent des données ou des idées un peu
fantaisistes
qui plaisent aux médias, qui cherchent malheureusement trop souvent le
sensationnalisme. Je ne peux que déplorer cette situation car cela
discrédite les intentions et actions valables», a déclaré Mme Caron, qui
se
définit elle-même comme une écologiste.
Sans vouloir enlever tout l'intérêt qu'on doit porter à la forêt boréale,
Mme Caron a tenu à préciser qu'elle n'était pas comparable à la forêt
tropicale en matière de biodiversité planétaire. «Même s'il est vrai que
certaines espèces animales et végétales de la forêt boréale sont uniques
et
précieuses pour le patrimoine de l'humanité, l'attention qu'on leur donne
ne
doit pas primer outre mesure sur le sort des collectivités forestières. Il
faut faire bien attention à bien équilibrer les besoins humains et
écologiques.»
Quant à la question des changements climatiques, la doyenne de la faculté
de
foresterie de l'Université de Moncton estime qu'on assiste à une
«déviation
du débat remarquable». Pour Mme Dion, il ne fait pas de doute que la forêt
est la solution et non le problème dans le phénomène des changements
climatiques.
«Dire que la déforestation est parmi les causes des changements
climatiques
est une déviation des vraies grandes causes, c'est-à-dire l'urbanisation
et
tout ce qui en découle. Je ne veux pas prétendre que la déforestation en
milieu tropical (...) ne peut pas jouer un rôle dans les changements
climatiques, mais étaler cette supposition à l'échelle du globe n'est pas
du
tout juste.»
Selon elle, l'aménagement forestier peut jouer un rôle non négligeable
pour
pallier les changements climatiques, surtout en forêt boréale. «Il est
connu
qu'une jeune forêt est plus efficace à capter et à stocker le carbone
qu'une
forêt avancée en âge. De même, un aménagement forestier durable prend en
compte les incendies possibles, sources de dégagement non négligeable de
carbone, et s'assure d'une bonne régénération.»
disparition d'espèces
Réjean Gagnon, professeur au département des sciences fondamentales de
l'Université
du Québec à Chicoutimi et directeur du Consortium de recherche sur la
forêt
boréale commerciale, s'est pour sa part attaqué au mythe de la disparition
d'espèces
animales et végétales à la suite de coupes forestières. «Les biologistes
n'ont
répertorié aucune disparition d'espèce dans les forêts boréales jusqu'à
maintenant. Ça veut dire qu'on travaille bien. Oui, les caribous des bois
ont des problèmes, mais on travaille pour les conserver», a dit M. Gagnon,
selon qui le Québec fait «une des bonnes foresteries au monde».
http://www.cyberpresse.ca/article/20080510/CPSOLEIL/80509277/6787/CPSOLEIL
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« Pour tout chrétien, Dieu est Sagesse et Amour exprimés à l'infini et
pour l'éternité. Il se manifeste à lui-même et à tous les humains sous
trois aspects : « le Père, le Fils et l'Esprit Saint » Il possède en
lui, le double principe de la vie qui enfante (principe féminin) et qui
anime; et du verbe qui engendre (principe masculin) et qui soutient
Chez la femme il a fait la vie belle et douce à fin de nous interpeller
par
elle et chez l'homme il a fait la parole noble et puissante à fin de nous
parler par lui.»
Extrait de Sous-Bois d'A.G.


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