Victal a écrit :
> «Il y a actuellement des personnes qui font de la forêt boréale leur
cheval
> de bataille, mais qui propagent des données ou des idées un peu
fantaisistes
> qui plaisent aux médias, qui cherchent malheureusement trop souvent le
> sensationnalisme. Je ne peux que déplorer cette situation car cela
> discrédite les intentions et actions valables», a déclaré Mme Caron, qui
se
> définit elle-même comme une écologiste.
Parmi les pires pollueurs, disons les pétrolières qui exploitent les
sables bitumineux de l'Athabaska, y en a-t-il un seul qui ne se
définisse comme écologiste? Ils ont tous de beaux petits projets de
"remise en valeur". Ils enlèvent toute la forêt sur des superficies
insensées, puis, sur moins de 10% de la surface, ils reboisent au fond
d'un trou. Ils font leur part. De grands écologistes!
> Sans vouloir enlever tout l'intérêt qu'on doit ****ter à la forêt
boréale,
> Mme Caron a tenu à préciser qu'elle n'était pas comparable à la forêt
> tropicale en matière de biodiversité planétaire. «Même s'il est vrai que
> certaines espèces animales et végétales de la forêt boréale sont uniques
et
> précieuses pour le patrimoine de l'humanité, l'attention qu'on leur
donne ne
> doit pas primer outre mesure sur le sort des collectivités forestières.
Il
> faut faire bien attention à bien équilibrer les besoins humains et
> écologiques.»
Dans une société de consommation, où s'établit la limite des besoins
humains si on ne définit pas une limite à l'exploitation forestière?
D'autre part, si je comprends bien, on pourrait saccager toute notre
forêt parce que la forêt boréale est plus diversifiée? Nos espéces
uniques ne vaudraient pas la peine qu'on les protège parce qu'elles sont
moins nombreuses? Les pays pauvres sur lesquels pousse la forêt boréale
ne voient pas trop pourquoi il devrait y avoir deux poids, deux mesures.
> Quant à la question des changements climatiques, la doyenne de la
faculté de
> foresterie de l'Université de Moncton estime qu'on assiste à une
«déviation
> du débat remarquable». Pour Mme Dion, il ne fait pas de doute que la
forêt
> est la solution et non le problème dans le phénomène des changements
> climatiques.
Quand on la coupe, elle est le problème, autrement, c'est la solution.
Il y a là quelque chose de vrai.
> Selon elle, l'aménagement forestier peut jouer un rôle non négligeable
pour
> pallier les changements climatiques, surtout en forêt boréale.
Surtout quand tu coupes une forêt boréale qui va prendre un siècle à se
regénérer. Autrement, plus au sud, l'aménagement signifie prendre une
forêt aux essences diversifiées et planter un type d'épinette qui fait
l'affaire de l'industrie. Quand la tordeuse se met le nez là-dedans,
c'est pas beau tout de suite: rien n'empêche sa progression. Bel
aménagement! Vu d'en haut, ça ressemble plus à un jardin qu'à une forêt.
Le problème, c'est que les jardins demandent beaucoup d'entretien, dont
des insescticides, et que, même d'un point de vue commercial, le bois
finira par coûter tellement cher qu'il ne sera plus rentable.
> «Il est connu
> qu'une jeune forêt est plus efficace à capter et à stocker le carbone
qu'une
> forêt avancée en âge. De même, un aménagement forestier durable prend en
> compte les incendies possibles, sources de dégagement non négligeable de
> carbone, et s'assure d'une bonne régénération.»
Absolument! Pourquoi ne pas couper tout le bois, puisque le feu risque
de le détruire, particulièrement en période de réchauffement climatique.
> disparition d'espèces
>
> Réjean Gagnon, professeur au département des sciences fondamentales de
l'Université
> du Québec à Chicoutimi et directeur du Consortium de recherche sur la
forêt
> boréale commerciale, s'est pour sa part attaqué au mythe de la
disparition d'espèces
> animales et végétales à la suite de coupes forestières. «Les biologistes
n'ont
> répertorié aucune disparition d'espèce dans les forêts boréales jusqu'à
> maintenant. Ça veut dire qu'on travaille bien.»
Tant qu'il reste deux ou trois représentants de chaque espèce, pourquoi
s'en faire? au pire, tu les élèves dans un zoo, tu les remets en forêt,
ça peut durer un bout de temps. Mais si l'exploitation forectière,
l'exploitation pétrolière et, effectivement, l'urbanisation, dérangent
si peu les animaux, je me demande comment il se fait que les ours et les
ratons se retrouvent si souvent en ville. Sont pas mal sorteux pour des
animaux sauvages! Faudrait peut-être leur ouvrir un bar?


|