Libération nous apprend que «plusieurs centaines de personnes ont défilé
dimanche à Grasse
(Alpes-Maritimes) [...] derrière une banderole proclamant "bavure
policière, assassins" ». Cette
manifestation fait suite à la mort d'Abdelakim Ajimi, survenue au
commissariat après son
arrestation musclée par la BAC en pleine rue.
Le politburo est littéralement abasourdi par cette nouvelle.
Comment cela est-il possible dans le fief de Christian Estrosi ? C'est
inimaginable ! Comment,
dans le département où Nicolas Sarkozy a réalisé son meilleur score,
peut-on trouver
plusieurs centaines de personnes qui doutent de la probité et de la
sincérité des forces de
l'ordre, et qui ont l'outrecuidance de protester quand un arabe se fait
tabasser par elles ? *
Incroyable !
On espère qu'un car de CRS a été envoyé en renforts à Grasse pour
circonscrire ces
dangereux activistes.
Heureusement, le préfet des Alpes Maritimes a rétabli la vérité en ces
termes magnifiques :
« Aucun élément ne permet actuellement de mettre en cause l’action des
fonctionnaires.
»
Alors, hein...
Par exemple, les témoignages qui racontent que :
«Pendant les vingt minutes où j’étais là, il ne lui a pas lâché le
cou. Il le serrait très fort.
Cette image ne me sort pas de la tête»
ou :
«Il ne pouvait plus parler ni crier. Alors il a tapé contre le sol
avec la paume de sa main, à
la manière d’un catcheur qui veut cesser le combat»
et encore :
«Il était à terre. Ils étaient trois sur lui. Un policier lui faisait
une pression sur la colonne
vertébrale avec son genou. Un autre l’étouffait avec son bras. Il avait
les mains menottées
sous le torse. Il était violet, il demandait à respirer. Il a pris deux
coups de poing, deux
bonnes pastèques.»
ne permettent pas d'envisager que la victime a été éxagérément passée à
tabac. D'ailleurs,
l'auteur de ce dernier témoignage précise qu'il a dit aux policiers :
«Vous l’avez maîtrisé, il n’y
a pas besoin de plus.» Cela lui vaudra de finir «au poste, menotté, pour
avoir voulu
s’interposer»...
Il convient de laisser la police faire son travail, bon Dieu.
On est quand même largement plus forts que les italiens, nous les
français. On n'a pas besoin
de milices néo-nazies pour tabasser à mort les estrangers, on a notre
propre police, nous,
monsieur.
Nous vous souhaitons une bonne journée en France.
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