.... intrinsèquement plus efficaces que les attaques conventionnelles,
qui laissaient à l'avion et à son pilote une chance d'en réchapper, les
attaques kamikazes souffraient néanmoins d'un grave handicap,
puisqu'elles imposaient que l'ennemi - en l'occurrence le navire
américain - se trouve bel et bien à l'endroit prévu.
Or, voler dans la direction supposée d'un navire, et le repérer sur
l'océan, n'était pas un tâche facile, a fortiori pour de jeunes pilotes
totalement inexpérimentés.
Si les renseignements étaient erronés, les conditions météorologiques
défavorables, ou encore si le pilote s'égarait, l'avion-suicide ne
parvenait à trouver aucune cible sur laquelle s'écraser.
Pour le "Tsurugi" (s'il était entré en service) et plus encore pour
l'"Ohka", cela se traduisait inévitablement par la perte du pilote et de
son appareil, puisque la conception-même de ces avions interdisait tout
retour à la base.
Mais même pour les avions conventionnels, comme le "Zéro", ce retour,
bien que techniquement possible, n'était que rarement pratiqué, le
pilote préférant rester en l'air jusqu'à la dernière goutte d'essence,
dans le fol espoir de dénicher enfin l'ennemi, plutôt que de rentrer à
la base, pour y affronter déshonneur et quolibets.
Ainsi en fut-il du 29 juin 1945, lorsque deux groupes de kamikazes
prirent l'air l'un après l'autre dans la direction supposée de navires
américains. N'ayant pu les découvrir à cause de la météo, les plus
jeunes pilotes, aux commandes d'antédiluviens ****ajima Ki-27
(http://bp3.blogger.com/_VsNSi_tHDW4/SB-P9IMqf8I/AAAAAAAABZM/4way7RXSL5k/s1600-h/1894.jpg),
prirent la décision de rentrer au bercail, tandis que les plus anciens,
qui s'étaient vus confier des ****ajima Ki-43, demeurèrent en l'air
jusqu'à épuisement complet de leur carburant, privant ainsi l'Aviation
japonaise d'une escadrille de chasse au complet... sans que les
Américains aient eu besoin de tirer une seule cartouche.
--
Saviez-vous que... : http://diberville.blogspot.com/
Le blogue-notes de Diberville : http://diberville.livejournal.com/
Un monde fou, fou, fou : http://diberville2.wordpress.com/
"Davon geht die Welt nicht unter, sieht man sie manchmal auch grau".


|