Azulzul, salama, holalala,....
Qu'attendre de l'instruction du juge Bruguière ?
Que faut-il attendre de l'enquête judiciaire en cours ? Il est à craindre
qu'à
plus ou moins brève échéance elle soit close par le juge d'instruction
avec
un verdict de « non-lieu », tous les coupables officiels connus étant
morts
et le juge Jean-Louis Bruguière ayant annoncé le 16 mars 2007 sa décision
de
se présenter aux élections législatives sous l'étiquette de l'UMP, le
parti
de Nicolas Sarkozy, et de « se mettre en disponibilité afin de pouvoir
mener
sa campagne électorale dans le respect de la loi ». Et d'ailleurs, comment
ce juge, qui expliquait récemment à Christophe Lucet du journal Sud Ouest
Dimanche (édition du 7 janvier 2007) son étroite collaboration avec les
services secrets du Maghreb aussi bien qu'avec la DST, pourrait-il mettre
en
accusation ses amis ? Comment le général Philippe Rondot - haut
responsable
de la DST française quand il tenta vainement, en 1996, d'obtenir la
libération des moines - pourrait-il soupçonner de quoi que ce soit le
général Smaïn Lamari (le numéro deux du DRS, soupçonné d'avoir joué un
rôle
central dans l'enlèvement des moines), à qui il doit en 1994 de lui avoir
mis entre les mains le tueur Illich Ramirez Sanchez, alias « Carlos »,
recherché mondialement, et d'avoir ainsi sauvé sa carrière ? Comment la
DGSE
et la DST, les deux services secrets français, accepteraient-ils de
décrire
comment ils se sont court-circuités en cette affaire (ce dont ils
s'accusent
depuis mutuellement de façon ouverte) ? Mais lorsque le juge Bruguière
aura
publié ses conclusions, si celles-ci n'aboutissent pas à une mise en
accusation, il y aura lieu de faire appel. Alors on peut espérer qu'une
deuxième étape, toute différente, de l'enquête commencera.
Armand Veilleux
19 mars 2007
http://institut.hoggar.org/modules.php?name=News&file=article&sid=240


|