Le Grand Théâtre de Tours programme ces jours-ci Le Pays, de Joseph-Guy
Ropartz.
Il ne s'agit pas d'une oeuvre lyrique majeure mais elle est tellement peut
jouée que, tout Breton des environs de la Touraine ayant un minimum
d'attrait pour l'opéra devrait s'efforcer d'y aller. Il y a un charme
certain dans les principaux airs, notamment celui de la nostalgie du héros
breton et dans celui de sa femme islandaise narrant un conte de chez elle.
L'interprétation est plus qu'honnête pour une production régionale :
Barbara
Ducret, Jean-Francis Monvoisin, Evguenyi Alexiev, Direction : J.-Y.
Ossonce.
En somme, j'y aurais pris un total plaisir si deux ou troix vieux
irrespectueux s'étaient abstenus de blablater et de jouer avec leur
trousseau de clefs.
L'argument : Tual (ben oui...) [ténor] est le seul survivant du naufrage
de
son bâteau de pêche dans lequel ses 27 compagnons ont péri. Echoué sur la
côte d'Islande, il est reccueilli et soigné par un homme [baryton] et sa
fille Kaethe [soprano], dont il va s'éprendre. Faute de pasteur en cette
saison, l'union est prononcée par le père, mais en contrepartie d'une
promesse de fidélité ****tée sur la tourbière, le Hrafuaga dont l'esprit
saura se venger si le pacte est rompu. En effet, les Bretons sont connus
pour être rêveurs, avoir la nostalgie de leur pays, et toujours chercher à
y
revenir. Tual s'installe donc avec Kaethe et son père. Mais l'appel du
pays
se fait plus fort. Tual se rappelle les belles bretonnes, les landes, les
pardons (éh oui, c'est mignon mais Botrélien en diable...). Kaethe prend
peur, et annonce qu'elle attend un enfant. Le beau-père, enivré, dit
savoir
que des goélettes paimpolaises ont gagné une baie derrière la tourbière
gelée. Tual s'enfuit alors, et s'enfonce dans le terrain hostile, au
moment
d'un dégel soudain, et s'y ensevelit. La tourbière s'est vengée, alors que
Kaethe-même avait pardonné, la Bretagne, sa rivale, étant la plus forte.
Sinon, ça se trouve en CD, orchestré par le Directeur du Théâtre de Tours,
J.-Y. Ossonce, et chanté notamment par la belle et brillante Mireille
Delunsch.
Il reste une date : mardi 29 janvier.
Pour qui voudrait en savoir plus, ne pa hésiter,
F.


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