> Ici sur scb on ne fait guère dans la nuance, certes, entre Feiz ha
> Breizh et Besancenot, choisis ton camp, camarade!
> Si on est patriote, préférant son cousin au premier clandestin venu,
> mais n'aimant ni Le Pen ni Mordrel, ni Ségo, ni Sarko, on n'a pas
> vraiment sa place, n'est-ce pas?
>
> K
Cela me fait penser à la phrase assassine de Le Pen comme quoi ce film ne
lui plaisait pas, notamment à cause du fait que les deux acteurs
principaux
seraient des "arabes".
1. Cela doit être vrai puisqu'il n'a pas été contredit sur l'origine
magrhébine de ces deux personnes ;
2. Il a pris une précaution oratoire parfaitement justifiée à mon avis
quant
il a dit juste avant son inquiétude de savoir s'il avait encore le droit
en
France d'esprimer une opinion différente de l'opinion majoritaire
(20.000.000 de français, dont ses électeurs en partie, ont vu et apprécié
le
film). Hébien oui, Kernevad, sur SCB il y a le droit d'exprimer des
opinion
différents et de s'estimer entre-nous malgré ET à cause de cela. MAIS,
cela
suppose un background chrétien à mon avis, qui s'appelle l'amour du
prochain
ou, en philosophe, l'amour d'amitié. Je crois sincèrement que cela manque
de
plus en plus dans les relations humaines au fur et à mesure que la foi
recule dans l'extra con. D'où la violence inouie que l'on voit, puisqu'on
ne
fait plus de distinction entre la personne, infiniment respectable en soi
(et notament dans son identité religieuse (c'est pourquoi je condamne les
auteurs des caricatures de Mahomet et aimerait qu'on fasse de meme pour
nous
chrétiens...), nationale (la halde ne retient pas l'identité bretonne
d'ailleurs...), familiale aussi).
3. Voilà mon analyse sur le film des chtis.
C'est un peu comme les gens qui dans mon coins vont voir "Marie Garzaille"
ou "Channig", pour rigoler un bon coup , mais au sujet de nos propres
défauts : parler français avec l'accent, les expressions et la syntaxe
bretonnes, par exemple.
Bref ici on a proposé aux gens de rire sur eux(meme :
la France d'en bas,
celle qui ne maitrise pas bien le francais,
qui se saoûle et mange à midi à une baraque à frites
qui trime, quoi,
qui n'a pas les passes droits de l'administration dans le film, où l'on
voit
que l'administration et la société française en général n'est une machine
à
pistons et magouilles sous couvert de droiture républicaine (on voit cela
parfaitement dans "Le chateau de ma mère" de Pagnol)
Ce qui est cocasse c'est que ce film fait fureur à un moment où on est
dirigés par un type que n'a pas la pudeur de cacher le fait qu'il
appartient
à un autre monde complètement différent :
- la droite bling bling
- qui a des rollex au poignet et des vacances en Yatch privé,
- qui se marie avec un mannequin riche à millions
- qui a une vie de reve à cent à l'heure,ce qui ne l'empeche pas de faire
ô
luxe pour le prolo, son footing quotidien.
- qui a son frère parmi les dirigeants du MEDEF, le parrain de son fils
magnat de la presse française.... j'en passe et des meilleures pour ne pas
me faire encore accuser d'antisémitisme. Bref : il a un sacré carnet
d'adresses.
- etc...
Donc quelque part on essaye de consoler les français 'ordinaires' de leur
condition peu enviable en les 'éduquant' par ce film où il n'est pas de
bon
goût de ne pas l'aimer, sous peine de recevoir des foudres des zélateurs
de
l'establishment, oui en les 'éduquant' à rire sur leurs travers. On endors
ainsi le"PEUPLE" et on l'éduque à rire de son propre état -comble d'ironie
!!!- pendant que la société Parisienne danse avec nos impôts et se
contrefous de tel torchon appellé Déclaration des Droits de l'Homme et du
citoyen : le peuple dort, c'est tout ce qui compte.
TG
--
Bep daou viz : Kannadig Imbourc'h : http://kannadig.chez-alice.fr/


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